NOS LECTURES PREFEREES

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Re: NOS LECTURES PREFEREES

Messagepar Marc » 09 Sep 2015, 19:24

moustique a écrit:Avez vous vu le film la puissance du cœur de Lilou Macé? :) très chouette personnalité ;)


Oui Moustique, Lilou a une super chouette personnalité, pas vu le film, peut-être qu'un jour je lui proposerai mes infos, à elle en priorité ;)
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Re: NOS LECTURES PREFEREES

Messagepar Marc » 01 Oct 2015, 11:35

10 juillet 2015

Citoyenneté galactique


Humains et extraterrestre... la rencontre Citoyenneté galactique. Il y a nous, les humains, apparemment isolés sur notre petite planète et puis il y a « les autres », les extraterrestres. De ces « autres », l'ufologie et les parasciences en général nous parlent incessamment, relatant quantité de contacts qui ne sauraient être ramenés à une simple illusion. Tandis que les traces de cette coprésence se cumulent numériquement par l'image, le son ainsi que des témoignages venus des quatre coins du monde, nos institutions se calfeutrent dans le déni, donnant ainsi l'impression d'être dépassées par les faits et incapables de gérer ces données au bénéfice des humains peuplant la Cité. Cette proxémie avec les « autres » introduit dans nos vies un paramètre extragéographique impactant l'idée que nous nous faisons de la citoyenneté, générant la notion nouvelle d'exocitoyenneté. L'ufologie non seulement répond à cet appel, mais contient les prémisses de cette mutation cosmique. De toutes les parasciences, c'est elle qui nous parle le mieux du nouveau paradigme en train d'émerger, celui-là même que les gouvernants tentent précisément d'occulter. En donnant à penser autrement le monde, celui de ses origines autant que celui de son devenir, en remettant en question ce qu'est le réel, les ufologues nous rappellent que les certitudes sont fragiles et que toutes nos institutions : politiques, scientifiques, religieuses, ne produisent jamais que des vérités éphémères, parfois frelatées, et qu'il faudra à un moment ou à un autre totalement revisiter.

http://feairplane.canalblog.com/archive ... 37266.html
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Re: NOS LECTURES PREFEREES

Messagepar Marc » 01 Mai 2016, 15:52

Déjouer les pièges de l'ego

Daniel Maurin

Broché: 172 pages
Editeur : Editions Jouvence (12 novembre 2003)
Langue : Français

Ami ou ennemi, l'ego est notre compagnon de vie. Tapi au fond de nous-mêmes, revendiquant sans cesse notre identité, il préside à nos relations, à nos orientations de vie, à nos quêtes de savoir. Omniprésent, plus intime à nous que nous-mêmes, il s'avère souvent très encombrant. Avec Déjouer les pièges de l'ego, l'auteur nous emmène dans le labyrinthe de l'ego et nous invite à le rencontrer afin de mieux le connaître, de jouer avec lui et surtout de déjouer quelques-uns de ses tours les plus secrets. Tout en reconnaissant ses qualités et ses prouesses, nous découvrons qu'il nous maintient dans une prison, parfois dorée, mais toujours limitative. Afin de prendre notre envol et de vivre la plénitude de notre potentiel de créativité, de joie et d'amour, nous cherchons à sortir de son emprise. Cela est rendu possible grâce aux exercices pratiques que l'auteur propose ici pour nous aider à nous évader de cette cage où l'ego nous enferme. Comme l'oiseau qui prend son envol vers la vie, virevoltons dans la brise parfumée de notre véritable nature, vaste, libre et légère comme l'espace, soyons nous-mêmes.

Extrait

"Portrait-robot" des sans-ego

Tout d'abord, il est clair qu'ils ont gardé leur individualité et sont loin d'être standardisés, encore moins des robots ! Leur caractère et leur tournure d'esprit demeurent, même s'ils ont évolué. Certains sont fougueux (et le demeurent), d'autres calmes et paisibles, d'autres très actifs, d'autres absolument inactifs...

La paix intérieure, dans les épreuves comme dans les joies de l'existence. Cette paix n'est pas menacée par les drames, les maladies, ni même les tortures. Appelée apatheia dans le monde orthodoxe, elle est aussi la "Paix qui dépasse tout sentiment" (Saint Paul).

Le détachement des choses du monde. Même s'ils vivent dans le monde, "ils ne sont pas du monde", comme disait Jésus. Ce même détachement concerne à la fois leur propre vie, celle des autres et les événements dans lesquels ils évoluent.

L'absence de peur, en particulier celle de la mort, qui n'est pour eux qu'une formalité administrative ! Elle concerne aussi les autres peurs existentielles telles que la peur de manquer, la peur du lendemain, la peur de ceci ou de cela.

La conscience ancrée dans l'éternel présent. Le passé ne les taraude pas et l'avenir ne les inquiète pas.

L'absence de volonté propre. Le "je veux" a disparu au profit de "ce qui doit être".

L'abandon à la volonté divine, à la divine Providence, à ce qui est.

La bienveillance envers tous. Même s'ils peuvent avoir des préférences au niveau relatif, leur amour s'écoule d'une manière uniforme sur tout et sur tous.

La non-violence, le respect des êtres et des choses. Une attitude globale de non-agression : ne pas nuire à quiconque. Ceci inclut bien sûr les animaux, les plantes, tous les règnes de la Nature.

La tolérance, basée sur la conscience que la Vérité ultime s'exprime de multiples manières, suivant les sensibilités individuelles et qu'elle revêt donc divers visages tout aussi respectables les uns que les autres.

La joie intérieure, inaliénable, intarissable, que nulle tragédie ne peut effacer, même si des chagrins sont ressentis au niveau simplement psychologique. "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?", demande Jésus au Jardin des Oliviers en référence à sa psyché, mais il ajoute aussitôt la parole qui émane de son Moi profond, toujours en lien avec le Père : "Non pas ma volonté, mais la Tienne, je remets mon esprit entre Tes mains." Cette qualité s'épanouit sur la base de la plénitude du cœur, la béatitude intérieure qui ne peut être ni augmentée ni diminuée par les aléas de l'existence. Les "bonnes choses" sont cependant appréciées à leur niveau, et les "mauvaises" ne peuvent perturber en profondeur l'océan de la plénitude.

L'équanimité, qui n'est pas l'indifférence, mais un regard égal sur les situations favorables ou défavorables. La vie étant tissée avec ces deux polarités, elles vont et viennent nécessairement comme le flux et le reflux et ne sauraient troubler la quiétude du sage.
Tandis que l'indifférence traduit un manque de sensibilité, l'équanimité coexiste avec une sensibilité très affinée, telle que l'émotion religieuse ou artistique, l'émerveillement, l'enthousiasme, la joie de vivre, la jubilation, l'exubérance.

L'inspiration : le moteur des actes n'est pas le raisonnement, mais l'intuition spirituelle, qui capte l'inspiration du Ciel, comme un poste de radio accordé sur cette fréquence. C'est "Radio Ciel" qui donne la musique et la ligne est établie en permanence.

La conscience cosmique. Au lieu d'être confinée dans d'étroites limites, la conscience du sage embrasse l'infini et se déploie dans la totalité de la vie cosmique. Il a accès à toute la Vérité, au Souffle divin qui respire à travers lui.

L'omniprésence : de par sa conscience illimitée, il est partout présent, tout en tous.

Parfois l'omniscience, qui lui permet de tout connaître à tout instant.

La non-dualité. Même s'il vit dans le monde des humains dans la dualité bien/mal, agréable/désagréable, haut/bas, il vit dans sa conscience profonde un état non-duel où tous les opposés sont réunifiés dans l'Un. Dès lors, aucun conflit ne peut se manifester à ce niveau de son Être où tout est calme, apaisé, harmonieux.

Une vitalité hors du commun. Le tableau précédent pourrait paraître à certains un peu insipide, un peu trop calme peut-être, mais un tel être étant connecté avec la Source infinie, génératrice et génitrice des myriades de créatures existantes, possède une très grande énergie. Il peut donc accomplir, en un temps très bref, ce que d'autres ne pourraient réaliser en plusieurs années.
On pourrait objecter que de grands mystiques semblaient malades ou affaiblis. Outre le fait que certains aient choisi le rôle de paratonnerres et décidé d'offrir leur corps en holocauste, beaucoup connurent des maladies atypiques, disparaissant d'un coup, comme elles étaient apparues.

L'amour universel. Le fait d'explorer des niveaux profonds de la conscience permet de réaliser des actions d'une immense portée cosmique. Tandis que l'énergie de l'ego se disperse dans des activités souvent stériles et contradictoires, le non-ego accomplit des desseins universels et œuvre pour le bien de tous les êtres.

L'action juste : en l'absence d'ego, il n'y a plus "personne" pour accomplir l'action ! C'est la force cosmique d'évolution qui s'en charge. Le sage "agit sans agir, fait sans faire". Les actions qui se réalisent à travers lui sont focalisées, justes, bénéfiques pour tous.

Le non-effort. Étant l'instrument de la "volonté divine", il accomplit l'action suivant le désir divin et réalise ses objectifs sans aucun effort. Ainsi que le proclame Lao Tseu dans le Tao Te King : "Ne faisant rien, il n'est rien qui ne se fasse." Cette qualité pourra réjouir certains, bien qu'elle ne puisse être assimilée à la fainéantise ni à la léthargie, bien au contraire. Ce sentiment de ne rien faire par soi-même mobilise en réalité l'ensemble des forces de l'univers, qui œuvrent à travers lui à la restauration et à l'évolution de toute la création. Jésus ne disait-il pas : "Sans Moi, vous ne pouvez rien faire?", ce qui veut dire que c'est le Christ cosmique qui opère à travers le saint pour accomplir la volonté du Père, le dessein cosmique d'évolution.

Éveil à Soi, Éveil à Dieu. Conscient de sa propre existence, enraciné dans sa propre nature, dans le Soi, dans l'Être immortel, il a vaincu la mort et le cycle des renaissances. Il est à jamais établi dans l'Un, dans la béatitude du Royaume.

On pourrait citer bien d'autres qualités, telles que l'absence de désir (compulsif), le contentement, la joie parfaite, etc. »
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Re: NOS LECTURES PREFEREES

Messagepar unebulle » 07 Mar 2018, 14:38

bien souvent, j'ai remarque sur divers sites, qu il nous est dit : nous sommes des etres de lumiere.
mais que cela signifie-t-il exactement ?

mes references preferees sont les livres de Carlos Castaneda.
je vous livre un tres bref extrait du livre "VOIR. les enseignements d'un sorcier yaqui"
dialogue entre Castaneda et don Juan (le sorcier yaqui)

* C. en ce qui me concerne don Juan ne m'avez vous pas donne vos enseignements de facon que je puisse changer ?
* d J. non. je n'essaie pas de te changer. Peut etre deviendras tu un jour homme de connaissance. Il n'est pas possible de le savoir a coup sur. Mais cela ne te changera pas. Il se peut qu'un jour tu sois capable de voir les hommes d'une autre facon, et alors tu te rendras compte qu'il n'y a pas moyen de changer quoi que ce soit en eux.
* C. quelle est cette autre facon de voir les hommes ?
* d J. quand on voit, les hommes paraissent differents. La petite fumee t'aidera a voir les hommes comme des fibres de lumiere.
* C. des fibres de lumiere ?
* d J. oui, des fibres, comme de blanches toiles d'araignee. Des fils tres fins qui vont de la tete au nombril.
L'homme ressemble alors a un oeuf de fibres vivantes. Ses bras et ses jambes deviennent de lumineux poils de soie scintillant dans toutes les directions.
* C. Est ce que tout le monde a cette apparence ?
* d J. Tout le monde. De plus chaque homme est en contact avec tout le reste, non pas avec ses mains, mais grace a un faisceau de longues fibres jaillies du centre de son ventre. Ces fibres mettent l'homme en relation avec la totalite de son environnement, elles preservent son equilibre, elles lui conferent la stabilite.
Ainsi, comme tu le verras peut etre un jour, un homme, qu'il soit mendiant ou roi, est un oeuf lumineux;
et il n'y a pas de maniere de changer quoi que ce soit.
Ou plutot, que pourrait-on changer dans cet oeuf lumineux ? Quoi donc ? ......

don Juan. se defini comme un sorcier, un sorcier signifie pour lui : homme de connaissance.
connaissance de quoi ? je pense connaissance de tout ce que nous appelons, le paranormal, les autres dimensions, etc. etc.
et, il me semble que cette connaissance est infinie !
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Re: NOS LECTURES PREFEREES

Messagepar AJA » 09 Mar 2018, 14:20

Bonsoir unebulle Noble Sœur '(*_*)'
Un ""être de Lumière"" me semble surtout un symbole détourné par le mouvement New Age pour matérialiser notre retour a notre condition originelle, avec et au service du Vivant ""Vibrant"" de son énergie d'origine donc plus que brillant par son état d’être au vrais sens du terme, il remet donc la Lumière sur cette réalité ""Véhiculée "" par son comportement en opposition a l'Obscurantisme de ce monde !
Le travail ""Provoqué "" de Carlos Castaneda me semble un bon indicateur notamment avec ""Le don de l’Aigle"" des manipulations occultes qui sortent du cadre de notre réalité, mais pas une solution en lui mème.
http://eden-saga.com/castaneda-aigle-po ... riers.html

Un film a voir donnant a mon avis des indications sur la réalité a rejoindre nous vient d'un grand medium Chico Xavier ""Notre Demeure""
Sur ce lien utiliser le lecteur 2 sous l'écran '(*_*)' http://french-stream.co/9163-notre-demeure.html
Un extrait

:D Fraternellement
la création est une symphonie dont nous sommes les musiciens , mais que signifie elle sans son compositeur source de toute vie ?
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Re: NOS LECTURES PREFEREES

Messagepar unebulle » 10 Mar 2018, 08:25

suis surprise de lire sur ce site, la remise en question, d'un savoir ancestral d'un indien Yaqui. mais, il est vrai que sortir un paragraphe hors du livre, est une erreur monumentale, surtout les ecrits de castaneda.
bien fraternellement.
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Re: NOS LECTURES PREFEREES

Messagepar AJA » 10 Mar 2018, 14:10

Bien sur Noble Sœur :D
Aussi il n'est surtout pas question de remettre en cause ce savoir ancestrale !
Nous sommes dans le cas que tu présente dans le domaine des esprits pratiqué par les hommes médecine pour le soin après une longue préparation transmise de génération en génération et, ceci n'est qu'une petite partie du savoir transmis par nos Sœurs et frères amérindiens, beaucoup de tentatives de transmissions aussi au niveau du vivant, avec la Patcha mama, la prière au grand esprit, les dreams catcher, le respect du vivant ect ect Hors nous sommes dans le monde du Vivant et c'est surtout a mon avis a ce niveau que notre communion doit être effective
Fraternellement :D
___________________________
Voyage
Merci ho humbles âmes
D'avoir alimenté
De vos cœurs vos esprits .
Ce carrosse sacré
Qui traversa le temps
Sur sa route pavée
De vos vies de vos sangs
Pour notre liberté

__________________________________________________________________________________
Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?

L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrés dans le souvenir et l’expérience de mon peuple.

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme, tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs parle d’événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.

La bête, l’arbre, l’homme. Ils partagent tous le même souffle.

L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre.

J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ?. Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Même l’homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc découvrira peut-être un jour, c’est que notre dieu est le même dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l’homme, et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c’est accabler de mépris son créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du dieu qui vous a amenés jusqu’à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’hommes, et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.

Où est le hallier ? Disparu. Où est l’aigle ? Disparu.

La fin de la vie, le début de la survivance.

Chef Seattle, 1854
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